La laïcité, un vecteur d’intégration de la République

Le titre que vous avez choisi pour mon intervention : La laïcité, un vecteur d’intégration de la République mérite qu’on s’arrête un instant sur sa formulation. La laïcité n’est pas retenue ici pour sa dimension proprement philosophique ou morale. Vous avez voulu que nous l’examinions plutôt dans sa signification sociologique et politique. Elle est un vecteur, dites-vous- ce qui suppose qu’il y en a d’autres- d’intégration dans une société bien définie : la République, celle dans laquelle nous vivons, et qui a été façonnée par une longue et tumultueuse   histoire. Vous avez choisi le terme : « vecteur » ; il y en avait d’autres possibles : « facteur » d’intégration, par exemple ; ou encore, « fondement », « moyen », etc. Or, que veut dire exactement le mot « vecteur » ?

Il vient d’une racine latine signifiant « conduire ». Et, à l’origine, au XVIe siècle, il est utilisé en astronomie : il désigne un segment partant d’un foyer, par exemple le Soleil, ici la République, et rejoignant une planète située dans son orbite. La laïcité, c’est donc le segment qui relie la République à chaque citoyen vivant sur le territoire qu’elle administre. Plus récemment, le mot « vecteur » a pris le sens de « support », de « véhicule » capable de transporter, par exemple, une charge nucléaire. Là encore, ce qui est souligné, c’est le caractère indispensable de l’objet désigné dans la conduite d’une opération importante. L’intérêt de cette lecture du dictionnaire, c’est de montrer qu’au sein de notre République, la laïcité joue un rôle d’intégration qui n’est pas seulement important ; il est irremplaçable. Cela ouvre d’infinies perspectives.

Le principe de laïcité n’est donc pas une option du vivre ensemble, dont on pourrait aisément se passer, au nom d’une croyance religieuse ou d’une conviction philosophique ; à l’inverse, il n’est pas, non plus, un facteur d’assignation d’un individu ou d’une communauté à la communauté nationale. Il est partie intégrante du pacte républicain, et de la liberté de conscience, que’ « assure » la République, selon l’Article premier de la loi de 1905. En ce sens, la laïcité est un vecteur d’intégration dans-et je souligne le terme-la République, et pas seulement de la République ; ce qui nous permet déjà de dépasser la portée initiale du titre. Une fois le champ de notre exposé ainsi balisé, on peut chercher à comprendre comment la laïcité, dans sa conception française, a pris une telle place dans l’organisation de notre société, au point de devenir un élément-clé de l’intégration républicaine.

  1. L’idée essentielle, inscrite dans le mot « vecteur », c’est celle de conduire d’un point à un autr; ce qui se traduit ainsi dans notre propos : nous sommes invités à cheminer par le raisonnement, à briser tout monopole autoproclamé de la pensée, à refuser tout dogme, et toute injonction d’un appareil politique ou religieux ; ou, pour le dire positivement, la laïcité nous incite à la reconnaissance des différences, voire des divergences d’opinion, à nous ouvrir à la confrontation pacifique des croyances et des convictions, dans un cadre juridique qui s’est progressivement fixé. La laïcité est la condition politique de la liberté de pensée dans la vie quotidienne.

Rappelons-en les caractéristiques. Son point de départ, sa matrice, c’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, adoptée sous la Révolution française. Ce principe a pénétré, ensuite, progressivement l’organisation de la société, grâce à une série de grandes lois, au début de la IIIe République, entre 1879 et 1886 ; il a été, enfin, définitivement gravé dans le marbre de nos institutions par l’invention de la laïcité, grâce au vote de la loi de Séparation des Églises et de État, que confirmera beaucoup plus tard l’article premier de notre Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Tel est le mouvement général, historique, qui donne sens à la formule : « La laïcité, un vecteur d’intégration de la République ». Mais il y a une préhistoire à l’élaboration du principe de laïcité, qu’il faut évoquer, si l’on veut en comprendre la nouveauté et la hardiesse.  

  1. La première étape du vivre ensemble entre Français, avant même l’invention de la laïcité, c’est la conquête si difficile de la notion de « tolérance », à partir du XVIe siècle. Durant tout le Moyen Age, l’Église catholique, avec l’appui du pouvoir politique, a imposé une police de la pensée aux Français et l’obligation d’appartenance à un culte, excluant de la communauté nationale ou faisant condamner à mort tous ceux qui pensaient différemment et par là entraient en conflit avec elle. A la Renaissance, une opposition à cette tutelle pesante prend forme, avec la prédication de Luther et de Calvin, notamment, mais aussi avec la naissance du courant humaniste, qu’incarnent Thomas More, inventeur du concept d’utopie ou Érasme, auteur d’Éloge de la folie, brillante critique du clergé et des pédants. Au sein de cette contestation multiforme naît la Réforme et se développent les Églises protestantes. Le pays est désormais divisé en deux parties antagonistes.

Il s’ensuit une période de guerres civiles, traditionnellement appelée « guerres de religion », une des pages les plus sombres de notre histoire. Pour mettre fin aux massacres, qui ensanglantent le pays, Henri IV promulgue en 1598, l’Édit de Nantes. C’est un acte majeur, car il institue la coexistence religieuse entre catholiques et protestants et il impose la paix, après 36 ans de guerre civile. C’est un acte de souveraineté, voulu par le pouvoir politique, en dépit de l’opposition farouche de l’Église catholique et d’une grande partie de la noblesse. Pour autant, ne projette-t-on pas sur cette décision historique une vision anachronique, la nôtre. Son but immédiat est la paix civile, mais son objectif avoué reste, à terme, l’unité religieuse du royaume. Dans le préambule, le roi souhaite que « l’établissement d’une bonne paix » permette à ses « sujets de la religion prétendue réformée » (sic !) de revenir à la « vraie religion », la sienne, « la religion catholique, apostolique et romaine ».

Arrêtons-nous sur la signification de cet épisode historique. Il y a dans la notion de « tolérance » l’idée d’une supériorité intrinsèque de la doctrine initiale. Celle-ci condescend à cohabiter momentanément avec une doctrine concurrente, parce qu’elle ne veut pas entrer en conflit avec elle. C’est donc une différence de nature avec l’attitude laïque qui traite les différentes croyances et convictions sur un pied d’égalité ; c’est en cela justement qu’elle est vecteur d’intégration. Pour autant, la « tolérance » est un progrès, une première étape, puisqu’elle interdit les anathèmes.

L’élaboration de l’Édit a été une affaire très délicate. Elle a nécessité de longues négociations. Il s’agissait de rassurer tant les catholiques que les protestants, et de redonner confiance à tous. Il en résulte un compromis. L’Édit institue l’égalité civile entre catholiques et protestants, il fixe les conditions de coexistence entre catholiques et protestants, mais la pratique du culte protestant est limitée à certaines parties du royaume, celles où ils ont leurs places fortes.

Cet accord laborieux est remis en cause dès la mort d’Henri IV. Puis tout au long du XVIIe siècle. Et, en 1685, Louis XIV prend une décision funeste : la « révocation de l’Édit de Nantes ». Alors recommence une ère de persécution des protestants, désormais exclus de l’état civil, dont la tenue est assurée par les paroisses ; s’ajoutent à cet ostracisme, l’interdiction de la célébration de leur culte ; l’expulsion de leur clergé ; des campagnes de conversions forcées, menées par des prêtres catholiques, épaulés par les troupes royales ; des procès contre les hérétiques, ainsi qu’on les appelle, et qui se terminent souvent par la condamnation à la peine capitale.

La révolte des Camisards, dans les Cévennes, en 1702, témoigne de l’exaspération de ces croyants ; et elle est réprimée avec une férocité, dont le Musée du Désert porte témoignage.

Pourtant, les esprits évoluent. Grâce à l’influence de Descartes et du courant libertin, puis grâce à la diffusion de la philosophie des Lumières, l’aspiration à la paix civile gagne du terrain dans l’opinion publique tout au long du XVIIIe siècle. Voltaire, tout particulièrement, mène une lutte sans merci contre l’intolérance de l’Église catholique, prenant parti à l’occasion des affaires Calas et Sirven, ou de la mort sur l’échafaud du jeune chevalier de la Barre, condamné pour blasphème. Il publie, en 1763, le Traité sur la tolérance, qui a un retentissement considérable. Et, dès le prologue de la Révolution, lors de la crise survenue entre le Parlement et la royauté, en 1787-88, les protestants arrachent un assouplissement de leur statut. Le garde des Sceaux Lamoignon négocie avec le pasteur nîmois Rabaut Saint-Étienne : la communauté huguenote obtient la restitution de l’état civil, et l’autorisation de célébrer son culte dans un lieu privé. L’Édit de Tolérance, promulgué en 1788, officialise cette nouvelle attitude de la monarchie. Il admet qu’il existe des « non catholiques » dignes d’être reconnu comme de « bons sujets ». C’est la fin des persécutions ; ce n’est pas encore la liberté religieuse pleine et entière, qui sera accordée un peu plus tard, sous la Révolution, avant d’être remise en question au XIXe siècle. L’Église catholique, par l’entremise de l’assemblée du clergé, fait de vives « remontrances » à Louis XVI pour cette décision. Simultanément, des discussions s’engagent avec les représentants des communautés juives ; elles aboutiront sous la Constituante.

Je me suis attardé volontairement sur cette préhistoire de la laïcité, car elle montre combien l’idée même de « tolérance », en dépit de ses insuffisances, n’a pu triompher qu’au prix d’un long cortège de martyrs, et grâce à l’engagement des plus grands penseurs : depuis Montaigne, qui intitule l’un des chapitres de ses Essais : De la liberté de conscience, à Diderot, à Rousseau, au baron d’Holbach, ouvertement matérialiste et athée, à Condorcet, à Olympe de Gouges, défendant les droits des femmes, et à Voltaire, l’auteur du Dictionnaire philosophique. La signature d’un Concordat par Napoléon, en 1801, avec le pape, rétablit la paix civile, mais confirme la prééminence de l’Église catholique. C’est pourtant un moment de répit pour les religions minoritaires, avant les règne de Louis XVIII et de Charles X, qui entendent restaurer l’influence de l’Église catholique sur la vie des Français.

Ce qui va suivre, tout au long du XIXe siècle, n’est qu’un long affrontement, ponctué de Révolutions souvent sanglantes, entre le camp conservateur, soutenu par l’Église, et les forces démocratiques. Sur le plan politique et religieux, on peut lire cette période comme le double combat en faveur de la République et de la laïcité, les deux aspirations intimement liées, jusqu’à la confirmation de la III République, qui assure enfin la paix civile, condition première de l’intégration de tous les citoyens, et jusqu’à l’affaire Dreyfus, qui débouche sur la Séparation. Telle est, brièvement résumée, un histoire souvent tragique -qu’on pense aux massacres de Juin 1848 et à celui des Communards, en 1871-, au cours de laquelle la demande de liberté de conscience et l’espoir dans la démocratie, se conjuguent pour imposer, enfin, le changement de régime politique -du Second Empire à la IIIe République- et le changement de statut juridique des cultes : du Concordat à la Séparation, en 1905. La France entre ainsi dans l’ère moderne.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

2.La laïcité, fondement du vivre ensemble républicain, un acquis fragile

Le vivre ensemble républicain est une construction récente. Il date des débuts de la IIIe République, au moment où la démocratie se stabilise et où sont reprises sous forme législative les grandes avancées de la Révolution. Il est fragile, comme nous le constatons tous les jours. Il est propre à notre pays, au point que l’on a parlé d’une « exception française », au moins dans le domaine du rapport de l’État à la religion. Son fondement, sa condition sine qua non, devrais-je dire, c’est l’invention du concept de Laïcité-séparation, accompagnant et prolongeant le mouvement de laïcisation caractéristique de nos sociétés contemporaines. Or, depuis une quarantaine d’années, cette architecture équilibrée est remise en question, affaiblie, parfois défiée, et pas seulement par l’irruption de l’islam radical (ou islamisme). Quelles sont les principales manifestations de cette dérive, de ces entorses ou de ces failles ? Je prendrai trois exemples.

Dans un certain nombre de quartiers urbains dits sensibles, pauvres en services publics, et frappés par un fort taux de chômage, se sont mises en place des zones livrées au communautarisme, au sein desquelles un islam fondamentaliste impose ses normes et ses interdits, au détriment de la citoyenneté. Les femmes et les enfants en sont les principales victimes. Dans ces banlieues-ghettos, la question sociale brûlante se double et s’aggrave d’un haut niveau de conflictualité, lié à la question religieuse. Et, depuis une quarantaine d’années, le pouvoir politique n’a pas le courage de traiter au fond cette situation dramatique, dans laquelle se combinent plusieurs éléments structurels qui s’opposent à une intégration de ces populations à la communauté nationale. En effet, le faible accès à l’emploi, l’inégalité des droits, l’absence de laïcité, le confinement des femmes, le délaissement de l’école publique par l’Éducation nationale, entre autres, ne peuvent favoriser un sentiment d’appartenance républicaine, ni rendre possible une intégration pleine et entière. Comment s’étonner dès lors que, dans ces « territoires perdus de la République », éclatent régulièrement des manifestations violentes, voire des « émeutes », ou bien que la drogue y soit chez elle ? Nous portons collectivement une lourde responsabilité dans cette dérive, et plus encore ceux qui nous représentent au niveau local et national.

Mais, plus généralement, il y a aussi les périodes de crise, où les intégrismes religieux, qu’ils soient catholique, musulman, protestant, dans sa version évangélique, ou juif, s’opposent violemment à l’adoption d’une loi qui étend les libertés individuelles ou collectives. Nous avons vécu cette configuration durant la bataille politique qui a difficilement conduit au vote de la loi Taubira, autorisant le mariage de couples de même sexe, en 2012- 2013. Les cortèges de la Manif dite pour tous exprimaient d’abord le refus de l’Autre, son exclusion. Et ce rejet était fondé sur une conception traditionnaliste de la sexualité et de la famille, âprement défendue par l’épiscopat, mais aussi par la majorité des imams, sans oublier les protestants évangéliques et les juifs orthodoxes. Or, nous revivons, en ce moment, la même expérience avec le débat sur la bioéthique, et plus particulièrement sur la Fin de vie ou l’extension de la PMA aux femmes seules.

Enfin, il y a le legs de l’histoire : se maintiennent depuis longtemps et parfois s’approfondissent, ces distorsions graves par rapport à la loi commune, et à l’intégration que sont l’école privée confessionnelle, de plus en plus soumise à la pression de l’appareil religieux, mais aussi les régimes dérogatoires des cultes en Alsace et en Moselle, ainsi que dans plusieurs territoires d’Outre-mer. Dans chacune de ces situations, l’absence de laïcité, c’est aussi une forme de non intégration à la loi commune, et plus particulièrement l’amputation du droit à la liberté absolue de conscience. Pour être plus concret, dans les territoires sous régime concordataire, les athées, les agnostiques et les indifférents ne bénéficient pas de la plénitude de leurs droits.

J’ai souligné jusqu’ici les conditions historiques de l’émergence du principe de laïcité, comme « vecteur » d’unité nationale, et les conséquences sociales du renoncement à ce fondement de la République. Je voudrais rappeler en terminant le patrimoine commun sur lequel il s’appuie, ce qui en fait la singularité, ce qui le rend indissociable de notre pratique de la démocratie, depuis plus d’un siècle.

3.L’invention de la Liberté de conscience.

L’étape décisive, c’est bien sûr 1905, avec la loi de séparation des Églises et de l’État. Celle-ci établit, dès son Article premier, la notion de liberté de conscience, c’est-à-dire la liberté de croyance, ou d’incroyance ou tout simplement d’indifférence à l’égard du sacré et de la transcendance. Elle s’oppose donc au primat d’une religion d’État sur la vie publique et à toute forme d’organisation communautariste de la société, fondée sur l’appartenance religieuse et/ou ethnique, fréquente dans les pays anglo-saxons. Elle est ainsi un facteur essentiel de paix civile et de fraternité, et donc une clé de l’intégration de chaque citoyen au sein de la communauté nationale.

Fondée sur une conception humaniste de la société, c’est-à-dire prenant l’homme comme unique référence, elle refuse toute ingérence d’une religion dans l’établissement des comportements sociaux et des normes morales, toute référence à un dogme, à une « vérité révélée » ; elle la récuse dans l’élaboration et l’application de la loi républicaine, ou dans la gestion de nos collectivités territoriales. Elle ne nie pas les religions ; elle les respecte, mais elle les cantonne dans la sphère privée, tout en garantissant la liberté de culte (Article 1er de la loi de 1905). Ce faisant, elle veille à ce qu’aucune d’entre elles ne vienne interférer dans l’élaboration de la règle commune ou même discriminer telle ou telle catégorie de population, dont la croyance ou les convictions sont différentes. Bien loin d’être antireligieuse, elle est la garantie de la non-discrimination entre une religion dominante et une religion minoritaire, contrairement à ce qui se passait sous l’Ancien Régime, où l’Eglise catholique persécutait les protestants avec l’appui du pouvoir politique. Aujourd’hui encore, dans tous les pays où il existe une  religion d’État, par exemple, la Grèce, Malte, ou certains Länder allemands (Bavière, Bade-Wurtemberg, Sarre, etc.), il se produit une forme de discrimination à l’encontre des religions minoritaires, et a fortiori des  non croyants. L’actualité nous en offre un bel exemple.

Ainsi, la récente décision politique de placer des crucifix dans tous les bâtiments publics de Bavière illustre jusqu’à l’absurde combien la négation de la laïcité est facteur de division et de discrimination au sein d’une population. En l’occurrence, elle est refus de toute identité religieuse autre que catholique. Elle renvoie à une condition de sous-citoyenneté tous les bavarois musulmans, protestants et juifs, mais aussi les athées, les libres penseurs et les agnostiques. Il faut observer que cette mesure a provoqué une réaction critique de l’épiscopat et une vague d’indignation, au-delà des cercles laïques. Puisse le pouvoir local entendre cette protestation !

 

En conclusion, la laïcité assure la pleine égalité entre les croyants d’une part, quelle que soit leur confession, et, d’autre part, les athées, agnostiques, libres penseurs, qui sont aujourd’hui majoritaires en France. C’est en cela qu’elle est précieuse et presque unique au monde. Arrivé à ce stade du raisonnement, je pourrais résumer ainsi mon propos : Liberté absolue de conscience, égalité des droits pour toutes et tous, paix civile : telles sont les trois caractéristiques du Principe de laïcité. Pour le dire autrement, la laïcité permet de décliner au quotidien notre devise républicaine : Liberté. Égalité. Fraternité. Et, par là même, de rendre effective la notion de citoyenneté. La laïcité est donc l’un des principaux vecteurs d’intégration de la République et dans la République. « Laïcité et démocratie sont indissociables », avait dit Jean Jaurès.

Gérard DELFAU

Ancien sénateur. Directeur de la collection Débats laïques, Éditions L’Harmattan

Site  http://www.debatslaiques.fr/

Mantes -La- Jolie, juin 2018

Pour approfondir :

-Gérard Delfau, Du principe de laïcité. Un combat pour la République. Éditions de Paris, 2005 [L’histoire de la laïcité de la Révolution française à la loi sur l’interdiction du port des signes religieux à l’école, 2004.]

-Gérard Delfau, La Laïcité, défi du XXIe siècle, collection Débats laïques , L’Harmattan, 2015.

-Gérard Delfau, André Gounelle, Jacques Haab, Thierry Mesny, Didier Molines, Jacques -Louis Perrin, L’invention de la Liberté de conscience ou l’entrée dans la modernité, collection Débats laïques, L’Harmattan, 2017.

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