« Si la liberté de conscience est absolue, qu’en est-il de la liberté d’expression ? »

La Liberté de conscience est portée comme le principe clé de la franc-maçonnerie. Elle se développe en Angleterre au XVIII° siècle et les français ne lui adjoindront le caractère « absolu » qu’avec la décision du Grand Orient de France de 1877. On pourra, dès lors, devenir franc-maçon sans croire en Dieu !

De nos jours, la liberté absolue de conscience apparaît de plus en plus comme la valeur à défendre par tous les humanistes. Elle est explicitée dans l’article 18 de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948 :

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

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L’héritage de Proudhon ou l’économie symbiotique

1er temps : En 2017 j’ai regardé une émission avec Michel Onfray qui présentait un énième livre.

Après la présentation de son dernier opus, le journaliste et aussi historien l’a interrogé sur les élections présidentielles, la candidature de M. Macron et surtout sur l’état de la gauche en France.

Son constat fût intéressant : la sociale démocratie a échoué en France comme en Allemagne, le communisme marxiste de même, émergence et montée du populisme à travers l’Europe de droite comme de gauche, il ne reste plus que l’extrême gauche mais il existe une troisième voie, celle de Proudhon qui se différencie des autres voies car ce n’est pas un parti politique tel qu’on l’entend aujourd’hui en France. La crise profonde que connaissent nos sociétés est patente. Dérèglement écologique, exclusion sociale, exploitation sans limites des ressources naturelles, recherche acharnée et déshumanisante du profit, creusement des inégalités sont au cœur des problématiques contemporaines. Or, partout dans le monde, des hommes et des femmes s’organisent autour d’initiatives originales et innovantes, en vue d’apporter des perspectives nouvelles pour l’avenir.

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Faut-il supprimer le Tribunal pénal international

Curieuse question car le TPI n’existe plus, il est remplacé par la cour pénale internationale (CPI). Sa devise : « Les criminels de guerre devant la justice, la justice pour les victimes »

A l’origine de la création du TPI et de la CPI, un objectif : mettre un terme à l’impunité de crimes graves et éviter qu’ils ne se répètent : crimes de guerre, crimes contre l’humanité et maintenant depuis 2010, crimes d’agression.

Sans remonter très loin dans le temps, il y a depuis les crimes nazis, une volonté, une exigence de ne pas laisser impunis les violations graves contre les droits humains : génocides, viols collectifs, les massacres et autres atrocités…

Le procès de Nuremberg (20 novembre 1945-1 octobre 1946) contre 24 dignitaires nazis fut la 1ère juridiction pénale internationale. Ils furent jugés pour crimes de guerre (attaques délibérées contre des civils, la torture, le meurtre et les mauvais traitements infligées aux prisonniers de guerre), crimes contre la paix (préparation et agression d’un pays),  complot et, notion nouvelle, crimes contre l’humanité (l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation ou tout autre acte inhumain, pour des motifs politiques, raciaux, religieux).

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La laïcité, un vecteur d’intégration de la République

Le titre que vous avez choisi pour mon intervention : La laïcité, un vecteur d’intégration de la République mérite qu’on s’arrête un instant sur sa formulation. La laïcité n’est pas retenue ici pour sa dimension proprement philosophique ou morale. Vous avez voulu que nous l’examinions plutôt dans sa signification sociologique et politique. Elle est un vecteur, dites-vous- ce qui suppose qu’il y en a d’autres- d’intégration dans une société bien définie : la République, celle dans laquelle nous vivons, et qui a été façonnée par une longue et tumultueuse   histoire. Vous avez choisi le terme : « vecteur » ; il y en avait d’autres possibles : « facteur » d’intégration, par exemple ; ou encore, « fondement », « moyen », etc. Or, que veut dire exactement le mot « vecteur » ?

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La montée de la pauvreté et de la précarité en France

Pourquoi choisir ce sujet ? Parce que, pour les êtres que je fréquente au travail, dans le quotidien, ce sujet est omniprésent et source d’angoisses et de souffrance.  Il envahit peu à peu les conversations, les pensées et anéantit rêves et projets. Parce que « Je suis un Homme et que rien de ce qui est humain ne m’est étranger » (Térence). Parce que je suis Franc-Maçonne et œuvre pour le Bien commun et le progrès de l’humanité.  

1) Mais comment définit-on la pauvreté ?   

Une des premières définitions de la précarité nous vient de Joseph Wresinski (prêtre et membre du conseil économique et social : rapport en 1987 par le parlement où il est question de grande pauvreté et précarité économique et sociale.) : « Absence d’une ou de plusieurs sécurités permettant aux personnes et familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales et de jouir de leurs droits fondamentaux. L’insécurité qui en résulte peut-être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. »

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La religion est-elle compatible avec la modernité ?

Vaste question, difficile, délicate et même souvent polémique. Si j’ai choisi de traiter cette problématique, c’est qu’elle résonne de mes propres interrogations face à la religion. Issu d’une famille chrétienne, catholique et très pratiquante, j’ai reçu une éducation religieuse, dispensée dans des établissements confessionnels tenus par les Filles de la Croix, puis les Frères de l’instruction chrétienne, dont je me suis cependant éloigné progressivement au fil de mon parcours de vie, jusqu’à devenir agnostique. Pourquoi n’ai-je pas conservé la foi ? Pourquoi ais-je peu à peu délaissé cette éducation religieuse que mes parents s’étaient évertués à m’inculquer ?

Comme Descartes, je pense que celui qui cherche la vérité doit se défaire de toutes ses certitudes et de ses croyances. De les remettre radicalement en doute. Je me suis donc efforcé de me débarrasser des préjugés hérités de mon enfance. Doit-on pour autant réduire la croyance à une opinion irrationnelle ? Pourquoi une croyance rationnelle ne serait-elle pas possible ? Ne dit-on pas que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » ? Dans ces conditions, la religion ne pourrait-elle pas parfaitement s’accommoder de la modernité ?

 

Qu’est-ce que la religion ? Qu’est-ce que la modernité ?

 

Apparue dès les débuts de la civilisation humaine, la religion s’est constituée pour développer l’esprit commun. Son objectif principal est de permettre aux hommes de différencier le bien du mal et de faciliter la vie en communauté. La religion a pour but de favoriser le respect, l’amour et l’entraide.

 

Le mot religion vient du latin « relegere », qui signifie lier, relier. Il met donc l’accent sur le lien social, la croyance, la foi et la relation entre Dieu et l’homme. La religion, c’est donc le rapport de l’homme à l’ordre du divin ou d’une réalité supérieure qui se concrétise sous forme de dogmes, de croyances et de pratiques rituelles.

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