La montée de la pauvreté et de la précarité en France

Pourquoi choisir ce sujet ? Parce que, pour les êtres que je fréquente au travail, dans le quotidien, ce sujet est omniprésent et source d’angoisses et de souffrance.  Il envahit peu à peu les conversations, les pensées et anéantit rêves et projets. Parce que « Je suis un Homme et que rien de ce qui est humain ne m’est étranger » (Térence). Parce que je suis Franc-Maçonne et œuvre pour le Bien commun et le progrès de l’humanité.  

1) Mais comment définit-on la pauvreté ?   

Une des premières définitions de la précarité nous vient de Joseph Wresinski (prêtre et membre du conseil économique et social : rapport en 1987 par le parlement où il est question de grande pauvreté et précarité économique et sociale.) : « Absence d’une ou de plusieurs sécurités permettant aux personnes et familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales et de jouir de leurs droits fondamentaux. L’insécurité qui en résulte peut-être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives. »

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La religion est-elle compatible avec la modernité ?

Vaste question, difficile, délicate et même souvent polémique. Si j’ai choisi de traiter cette problématique, c’est qu’elle résonne de mes propres interrogations face à la religion. Issu d’une famille chrétienne, catholique et très pratiquante, j’ai reçu une éducation religieuse, dispensée dans des établissements confessionnels tenus par les Filles de la Croix, puis les Frères de l’instruction chrétienne, dont je me suis cependant éloigné progressivement au fil de mon parcours de vie, jusqu’à devenir agnostique. Pourquoi n’ai-je pas conservé la foi ? Pourquoi ais-je peu à peu délaissé cette éducation religieuse que mes parents s’étaient évertués à m’inculquer ?

Comme Descartes, je pense que celui qui cherche la vérité doit se défaire de toutes ses certitudes et de ses croyances. De les remettre radicalement en doute. Je me suis donc efforcé de me débarrasser des préjugés hérités de mon enfance. Doit-on pour autant réduire la croyance à une opinion irrationnelle ? Pourquoi une croyance rationnelle ne serait-elle pas possible ? Ne dit-on pas que « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » ? Dans ces conditions, la religion ne pourrait-elle pas parfaitement s’accommoder de la modernité ?

 

Qu’est-ce que la religion ? Qu’est-ce que la modernité ?

 

Apparue dès les débuts de la civilisation humaine, la religion s’est constituée pour développer l’esprit commun. Son objectif principal est de permettre aux hommes de différencier le bien du mal et de faciliter la vie en communauté. La religion a pour but de favoriser le respect, l’amour et l’entraide.

 

Le mot religion vient du latin « relegere », qui signifie lier, relier. Il met donc l’accent sur le lien social, la croyance, la foi et la relation entre Dieu et l’homme. La religion, c’est donc le rapport de l’homme à l’ordre du divin ou d’une réalité supérieure qui se concrétise sous forme de dogmes, de croyances et de pratiques rituelles.

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Individualiste et fier de l’être !

En ce début de 21° siècle, s’affirmer individualiste, pose problème tant ce mot est connoté péjorativement ! Ce dont je veux parler moi, c’est de ce que définissent la plupart des dictionnaires comme : la reconnaissance de la souveraineté de l’individu. Un comportement indépendant et autonome, le contraire du suivisme. En politique, la valorisation de l’initiative privée, la volonté de privilégier le développement des droits et des responsabilités de l’individu – par opposition au collectivisme. Or aujourd’hui, l’individualisme est défini uniquement comme l’impérialisme du moi, l’égoïsme, le repli sur soi. Accusé de dissoudre le « vivre ensemble » par la gauche, alors qu’à droite, si l’on défend l’individualisme, c’est avant tout sur un plan économique. Car pour ce qui est, par exemple, du choix individuel de la femme à disposer de son corps, il en va tout autrement. Alors même que l’individualisme triomphe, on oublie aujourd’hui le caractère polysémique de ce terme pour ne retenir que le signifiant d’égoïsme. Belle victoire de ses adversaires de toujours qui sont parvenus à faire de ce terme, une caricature méconnaissable, alors qu’il désigne un mouvement philosophique et politique, humaniste.

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Réflexions sur la possibilité d’une bonne mort

« Chaque année, 500 000 personnes meurent en France, pays des droits de l’homme. Et c’est alors que les droits de l’homme s’effacent devant ceux de l’asticot. »

 Si j’ai cité d’emblée une saillie du regretté Pierre Desproges, qui incarnait la politesse du désespoir en pratiquant l’humour noir, c’est que je pense pouvoir rire de tout avec vous, et notamment de la mort. Sujet pourtant grave s’il en est. Je vous promets de tout tenter pour le rendre sinon joyeux, du moins, doux comme le trépas que je vous souhaite un jour lointain.

Nous allons traiter ce soir du don de la mort, l’euthanasie. Mot français inventé à partir de deux racines grecques (« Eu » = bon et « Thanatos » = mort) par un philosophe anglais du dix-septième siècle portant le nom d’un des éléments constitutifs de « l’English breakfast », Francis Bacon.

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Être maçon aujourd’hui

Au fait, m’a demandé un de nos frères fraîchement initié, « Qu’est-ce que ça veut dire au juste être maçon aujourd’hui ? »

Sacrée question…J’ai failli le remercier de me l’avoir posée…

Mais un maître se doit de répondre à une telle question ; à tout le moins d’esquisser quelques pistes pour son interlocuteur novice, lui indiquer des clefs pour une recherche de réponse toute personnelle et provisoire.

Je me suis donc lancé, comme un patineur vérifiant l’épaisseur de la glace :

Être Maçon aujourd’hui, lui ai-je dit, c’est d’abord ne pas ou ne plus être seul à rechercher la vérité, à étudier la morale, à pratiquer la solidarité ;

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ARISTIDE BRIAND (1862-1932)

“Poincaré sait tout et ne comprend rien, Briand ne sait rien et comprend tout” : cette sentence ironique ne peut n’appartenir qu’à Clémenceau, mais sommes toutes elle n’est pas dénuée de raison.

Le choix entre ces deux personnages contemporains : Poincaré 1860-1934 et Briand 1862-1932, pour parler d’une période qui a vu la France se transformer  politiquement, économiquement et socialement, ce choix donc, met face à face un bourgeois aisé, intelligent, cultivé, travailleur, couvert d’honneurs très tôt, populaire, mais indécis, froid de caractère, entêté ; l’autre d’origine modeste, peu instruit, nonchalant, lent à réussir en politique, mais plus à l’écoute, large d’esprit, ouvert sur l’avenir. Par contre tous deux profondément laïques, républicains, de “gauche” selon les critères de l’époque. Briand m’a paru plus intéressant dans la mesure où il avait de l’avenir une vision certes prématurée, mais qui s’avérera juste. De plus, d’un point de vue personnel j’ai vécu près de lieux où il a séjourné et certaines de ses relations ont été proches de mes parents.

 

De surcroît, Briand a été acteur dans des événements essentiels de notre histoire, c’est là-dessus

que je me pencherai. Des biographes ont fait un travail que ne je saurais égaler en si peu de temps,

le but de ce travail est de démontrer l’importance de ce politique que l’on a tendance à oublier actuellement.

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